Le dessin, l’image et la peinture.
Le dessin s’est imposé à moi dès le plus jeune âge comme le langage universel de la communication…
J’ai toujours dessiné, tout d’abord d’après nature pour saisir le caractère des choses, tenter de capter l’instant fugitif, comprendre, prendre un peu de l’âme de ceux qui ont posé pour moi.

Les deux dernières années seront celles d’une spécialisation, tout d’abord en entrant dans l’atelier de peinture de Monsieur Chartres. Puis, par raison plus que par conviction, j’ai rejoins celui de Monsieur Vincendon pour obtenir en 1968 le diplôme de décoration générale.
A ma sortie, après quelques hésitations, je me suis orienté en 1970 vers la publicité et l’édition tout en continuant un travail personnel en peinture.
En indépendant, je suis passé de maquettiste dans l’imprimerie et dans la presse, à la direction artistique en atelier graphique et en entreprise dans le packaging jusqu’en 1978.
En 1979, j’évolue vers l’illustration que j’aborde en autodidacte. Ce nouveau départ me conduit au statut de peintre-illustrateur en free-lance. Je me spécialise dans la création d’images réalistes à l’huile ou à l’acrylique.

Dans la continuité de mon travail professionnel viendra le temps du rough, une activité très prenante, la pression par les délais imposés, pour une course poursuite haletante où l’esprit et la main se rejoignent.

Cette manière de travailler m’a amené progressivement du dessin enlevé au dessin de mode. L’essentiel étant dans le crayonné, la couleur pour souligner l’ensemble pour interpeller, séduire.
Je me tourne alors vers une peinture gestuelle, de grands formats, où la femme, devient “médium à peindre“, légère, fascinante et profonde dans sa superficialité. En 1990, c’est la clôture de cette période après l’exposition à Lyon de Sang d’encre sur toiles et papiers.
Je quitte Lyon, en 1995 pour une rupture totale avec le milieu artistique publicitaire. Installation dans le Sud pour tenter de nouvelles expériences. Un saut dans le vide un voyage vers l’inconnu.

Entre 1995-96, le travail de transition était amorcé, par une série de peintures à l’huile très colorées de petits et moyens formats.

Quelque chose échappe alors au raisonnement. Surpris dans ce que j’ai en moi de certitudes, je me laisse aller vers des écrits, les ressentis, les émotions du moment.

La série intitulée Météocontours, en 1998 : Fragments, Nature, Courants, Mémoires, Fonds, Racines, Correspondances… participent également au questionnement, au dégagement du sens.

L’ensemble est mis en en situation dans Paysart.
Ces constructions miniaturisées au départ sont rendues à leur véritable échelle ; elles sont placées en situation grandeur nature, dans un environnement où elles trouvent leur place.

Délivré de bon nombre de préjugés, nait une série intitulée Voiles. Viennent ensuite, les Toiles cassées, qui dans un lâcher-prise, reflètent un besoin d’espace, de liberté, la nécessité de sortir du cadre, à la recherche d’un peu de vérité, en toute sincérité, au risque de déplaire.
MAYO Patrick Joseph
Né le 4 Décembre 1946 à Lyon
Domicilié à Cannes
EXPOSITIONS
Salon d’Automne de Lyon, 1979, 1980 (Groupe).
Chapelle Ampère, Lyon, 1980 (Groupe).
2ème Prix Rhône-Alpes de la Création.
Axotel Lyon, 1980 (Exposition individuelle).
Château de la Roussière, Vendée, 1981 (Groupe).
Espace Lyonnais d’Art Contemporain : (Groupe).
Salon des Illustrateurs, Paris, 1984 (Groupe).
Eurexpo Lyon, 1987, Illustrateurs Rhône-Alpes (Groupe).
Espace AGF Lyon, 1990 (Exposition individuelle).
Centre Culturel de Villeurbanne, 1995 (Groupe).
Chapelle Saint Sulpice, Istres, 1997 (Groupe)…
Le dessin, l’image et la peinture.
